Le Canada vient d’abroger sa « défense biblique » contre les accusations de crimes haineux
TL;DR: Le Canada a adopté un projet de loi abrogeant la défense fondée sur les textes religieux contre les accusations de crimes haineux, habilitant ainsi l'État à criminaliser l'expression publique des enseignements bibliques.
La liberté de dire la vérité biblique en public n’est pas garantie, et cette semaine, nos voisins du nord ont fait un pas significatif vers cette liberté.
Ici, dans mon bureau à domicile, où je construis FaithGPT et essaie de suivre l'actualité, mon cœur se serra en lisant les rapports. Le Parlement du Canada vient d'adopter le projet de loi C-367, une mesure législative qui modifie le Code criminel. La partie la plus alarmante de ce projet de loi est ce qu’il supprime : une défense juridique spécifique pour les personnes accusées de « fomentation délibérée de la haine ».
Pendant des années, l’article 319(3)(b) du Code criminel du Canada a fourni une protection cruciale. Il précise que nul ne peut être condamné pour incitation à la haine si, de bonne foi, il « a exprimé ou tenté d’établir par un argument une opinion sur un sujet religieux ou une opinion fondée sur une croyance dans un texte religieux ».
Cette protection a maintenant disparu. Le projet de loi a passé sa troisième lecture à la Chambre des communes et est en passe de devenir loi. Bref, citer la Bible d’une manière que l’État juge « haineuse » pourrait bientôt devenir un acte criminel au Canada.
Ce que ce changement signifie pour les chrétiens
En tant que développeur de logiciels, je pense en termes de logique et de conséquences. Si ceci, alors cela. La logique ici est effrayante.
Imaginez un pasteur prêchant à travers le livre des Romains. Il arrive au chapitre 1 et explique ce que l’apôtre Paul enseigne sur le péché, y compris la condamnation par Dieu de la pratique homosexuelle. Ou imaginez un évangéliste de rue appelant les gens à se repentir et à croire en Jésus-Christ comme le seul chemin vers le salut, ce qui critique intrinsèquement les autres confessions. Dans le passé, si quelqu’un les accusait de fomenter la haine, ils pouvaient citer la Bible comme source de bonne foi de leurs déclarations. Cette défense a été vaporisée.
Cela place une arme nouvelle et puissante entre les mains de ceux qui souhaitent faire taire l’enseignement chrétien. C’est désormais l’État, et non l’Église, qui devient l’arbitre ultime pour déterminer quelles parties de la Bible sont acceptables pour être prononcées en public. Ce n'est pas seulement un problème théorique. Cela crée une menace directe pour le témoignage public de l’Église et a un effet dissuasif profond sur quiconque croit que la Bible est la Parole de Dieu faisant autorité.
Ce changement juridique au Canada n'est pas un événement isolé. Cela reflète une pression croissante sur les chrétiens du monde entier. Bien que nous soyons loin des attaques violentes et physiques auxquelles nos frères et sœurs sont confrontés ailleurs, comme la persécution en cours au Nigeria, cela représente le front juridique et culturel de la même bataille spirituelle.
Le contre-argument le plus fort
Bien entendu, les partisans du projet de loi C-367 ne voient pas les choses de cet oeil. Ils diraient, avec sincérité, qu’il s’agit de protéger les communautés vulnérables contre les véritables discours de haine. Ils diraient que la religion a été utilisée pour dissimuler l’intolérance et que cette loi ne fait que combler une lacune qui permettait aux personnes haineuses d’échapper à la justice.
Leur argument est le suivant : personne ne devrait pouvoir inciter à la violence ou promouvoir la haine contre un groupe de personnes et ensuite simplement dire : « Mon livre saint m’a poussé à le faire. » Nous pouvons tous convenir que les discours visant à inciter à la violence sont mauvais et n’ont pas leur place dans la société civile ou dans le cœur d’un chrétien.
Le problème n’est pas la volonté de mettre un terme aux discours haineux. Le problème est la redéfinition de la « haine » pour inclure les croyances chrétiennes historiques et orthodoxes.
Là où l'argument s'effondre
Il est commandé aux chrétiens de dire la vérité avec amour (Éphésiens 4 : 15). Appeler le péché « péché » n’est pas haineux ; c’est la première étape nécessaire avant de partager la bonne nouvelle de l’Évangile, qui offre pardon et transformation à chaque personne, quels que soient son origine ou ses difficultés. Le véritable amour biblique met en garde contre le danger ; cela ne l'affirme pas.
Voici la distinction critique :
Conviction biblique · Rhétorique haineuse
Appelle les individus à la repentance du péché, s’adressant à tous de manière égale. · Déshumanise un groupe de personnes, appelant à leur préjudice ou à leur exclusion.
Défendre la dignité de chaque personne créée à l’image de Dieu (Genèse 1 : 27). · Nie la personnalité ou la valeur des autres.
Offre l'espoir et la rédemption en Christ à tous ceux qui croient. · N'offre aucun espoir, seulement la condamnation et le mépris.
Est parlé avec humilité, douceur et désir du bien de l’autre. · Est parlé avec méchanceté, mépris et désir de blesser.
Cette nouvelle loi efface cette distinction. Cela donne à l’État le pouvoir de traiter les convictions bibliques comme une rhétorique haineuse. Lorsque la définition de « l’amour » d’une société signifie affirmer tous les comportements et que sa définition de la « haine » signifie porter des jugements moraux basés sur l’Écriture, l’Église est placée sur une trajectoire de collision avec l’État.
Nous sommes appelés à obéir aux autorités dirigeantes (Romains 13), mais cette obéissance a une limite. Les apôtres nous ont donné le plan lorsqu’il leur a été ordonné d’arrêter de parler de Jésus.
But Peter and John answered and said unto them, Whether it be right in the sight of God to hearken unto you more than unto God, judge ye. For we cannot but speak the things which we have seen and heard.
Acts 4:19-20 (KJV)
C’est le choix auquel les chrétiens du Canada pourraient bientôt être confrontés. Alors que nous réfléchissons aux implications, notre réponse nécessite une réflexion approfondie sur notre témoignage public et notre compréhension de [l’éthique chrétienne dans un monde post-chrétien] (https://www.faithgpt.io/blog/ai-and-christian-ethics).
En tant que mari et père, je réfléchis à ce que cela signifie pour mes enfants. Comment puis-je les préparer à défendre la vérité dans une culture qui les qualifiera de haineux pour cela ? Cela signifie les ancrer profondément dans l’Écriture, non seulement dans ses histoires, mais aussi dans ses affirmations confiantes sur Dieu, l’humanité, le péché et le salut.
Nous devons prier pour nos frères et sœurs du Canada. Priez pour leur courage, leur sagesse et leur amour alors qu’ils apprennent à vivre dans cette nouvelle réalité. Et nous devons nous préparer, car les idées, surtout les mauvaises, respectent rarement les frontières.
C’est le moment de prendre au sérieux la question de savoir ce que nous croyons et pourquoi. Comprendre les enseignements des Écritures sur notre relation avec le gouvernement et notre appel à être sel et lumière n'est plus un exercice académique. Si vous souhaitez étudier ces passages clés plus en profondeur, vous pouvez utiliser un outil comme FaithGPT pour vous aider à explorer et à décrire l'enseignement de la Bible sur nos devoirs envers Dieu et les autorités gouvernantes.
Un État qui peut éditer la Bible avec un livre de lois est un État qui revendique une autorité appartenant uniquement à Dieu.
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